Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 17:08

Je vous avais parlé du rabbin Shapiro dans un message précédent.Voici une brève présentation du livre que Catherine Chalier lui a consacré (parue dans Témoignage Chrétien) :Une lumièredans le ghetto 

 

Les commentaires bibliques du rabbinShapiro, resté avec les siens dans le ghettode Varsovie et mort en 1943, interrogentaussi la conscience chrétienne.Jean-François Bouthors

Le rabbin Kalonymus Shapiro avait fondé à Varsoviela plus grande yeshiva (maison d’étudede la Torah) hassidique de l’époque. Ayant choiside rester auprès de ceux dont il avait la charge, il n’acessé d’enseigner dans le ghetto de Varsovie, s’interrogeantsur le sens de ce qui se passait. Il est morten 1943.La philosophe Catherine Chalier retrace son itinérairespirituel et publie une sélection de ses commentairesbibliques, retrouvés après la guerre. Celivre bouleversant répond à la question posée parÉlie Wiesel, dans La Nuit, lorsque ce dernier s’interrogesur le silence et l’absence de Dieu à Auschwitz.Kalonymus Shapiro qui, peu à peu, a abandonné l’idéequ’Israël payait ainsi ses propres infidélités, finit paraffirmer depuis le ghetto : c’est Dieu lui-même quisouffre avec ses enfants. Un propos qui fait écho auxécrits d’Etty Hillesum qui n’exige rien de Dieu maisveut lui venir en aide au milieu de la détresse humaine.

Ce livre, riche d’enseignements sur la prière et la nécessitéd’étudier la Torah, ne peut manquer d’interrogerles chrétiens: les enseignements du rabbin Shapiroravivent le sens de nombre de paroles de l’Évangiletant la proximité est grande entre son cheminementspirituel et le témoignage de Jésus jusqu’à sa Passion.Écrire cela, ce n’est pas « christianiser » ce maîtrespirituel juif, mais interroger la densité de la compréhensionque nous avons de l’Évangile et retrouverle sens de ce qui nous relie à la foi de nos « aînés ».Au fil des pages, on comprendra que ce livre est unpur diamant.

Kalonymus Shapiro, rabbin au Ghetto de Varsovie,Catherine Chalier, Artfuyen, 168 p., 12

Par Desiderius Erasme
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 20:50

Le thème de Job est inépuisable, mais on a pu voir récemment aux Ateliers Berthier du théâtre de l'Odéon une pièce de l'auteur juif Hanokh Levin particulièrement décapante sur le sujet. Levin, décédé en 1999 était né dans une famille hassidique pratiquante forte d’ancêtres qui avaient été de prestigieux rabbins. Dans Les Souffrances de Job, Levin pousse à l’extrême sa lecture, pour faire tomber toutes les images pieuses et rassurantes qui servent à nous protéger de ce que le livre a de dérangeant.

D’abord, il met en question la justice de Job et sa piété. Ce n’est pas qu’il doute de la sincérité de Job, mais, demande-t-il, en quoi cette sincérité lui permet-elle de comprendre vraiment ce que vivent les miséreux auxquels il fait l’aumône ? Cette générosité n’offre aucune connaissance du malheur qu’elle surplombe, puisqu’elle n’expose pas Job à la souffrance de ceux qu’il aide en leur partageant les reliefs de ses festins. Question on ne peut plus actuelle sur la vraie nature de la solidarité. Question fortement politique. Il ne suffit pas que les riches donnent de leur superflu pour être solidaire. Rappelez-vous dans l’évangile, la louange que Jésus fait de la veuve qui vient verser ses trois piécettes dans le trésor du Temple : il célèbre le fait qu’elle s’est privée de ce dont elle avait besoin. Voilà la vraie solidarité.

On connaît le livre de Job : l’épreuve qui frappe le juste ruine la théologie de la rétribution. Le malheur n’est pas nécessairement le fruit amer de la faute, même si l’injustice conduit souvent au malheur. Mais Levin va plus loin en signifiant que nous ne savons pas, en définitive quelle est la foi de Job. Comme Job ne sait pas finalement pourquoi le malheur s’est abattu sur lui, le privant d’abord de ses biens, puis de ses enfants, puis le frappant dans sa propre chair, le spectateur ou le lecteur ne sait pas fondamentalement ce que Job pense finalement de Dieu, quand bien même, supplicié, il crie que Dieu n’existe pas. La question, telle que Levin l’aborde n’est pas là, mais plutôt du côté de la mort. L’auteur se tient à distante de la lecture usuelle de la fin du livre de Job, comme s’il voulait éviter le piège tendu par le rétablissement de Job dans ses biens – le retour à la « situation antérieure », d’avant l’épreuve, Dieu se « rachetant » en doublant la mise, y compris pour les enfants. Mais les enfants morts pourraient-ils être si facilement remplacés ?

La pièce s’achève sur un Job supplicié, entouré de toute la troupe réduite à l’état d’êtres mortels et misérables. La finitude, à l’état pur, à laquelle nul n’échappe. Pas de « happy end » rassurant : la condition mortelle qui frappe non seulement Job et ses amis, mais aussi tous ceux qui auront fait de sa souffrance une source de puissance ou de richesse en l’instrumentalisant. Dès lors qu’en est-il de Dieu ? Rien de dicible… Levin nous ramène à l’apophatisme – à la théologie négative –, et en juif tenace, maintient l’interdit de toute représentation, y compris mentale, de l’Éternel. Sur la scène, la seule figure en position transcendante est finalement celle de la nudité d’un Job qui agonise. Le lien avec la Passion est évident. En Job, comme en Jésus, c’est bien Dieu qui meurt, et Levin nous invite à ne pas déchirer cet acte de décès. Que reste-t-il de Dieu, quand Dieu meurt ainsi ? Ne revenons pas trop vite à la « situation antérieure », et rappelons-nous que le premier signe de la résurrection, c’est le tombeau vide : l’absence !

Et pour une présentation complémentaire de la pièce, permettez-moi de vous renvoyer à cet article du site The Pariser http://www.thepariser.fr/job-au-vitriol/

Amicalement.

Desiderius Erasme

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Par Desiderius Erasme
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 09:33

Chers amis,

Merci à ceux qui ont pris la peine d’essayer de répondre à la petite devinette que je vous avais suggérée. Je ne vais pas contredire ces réponses, elles ont toutes leur intérêt, leur richesse, et dans la manière dont elles se complètent, dont elles jouent les unes avec les autres, quelque chose transparaît de Dieu. Vous le savez peut-être, mais dans le livre de l’Exode, au moment où Moïse reçoit la Torah de Dieu sur le mont Sinaï, il est écrit littéralement que les Hébreux qui attendaient Moïse « virent les voix » (Exode 20, 15). Expression étrange que l’on peut commenter de multiples manières. Pour ma part et pour aujourd’hui je retiendrai que le pluriel des voix (remarquez que Dieu n’a pas une voix, mais des voix – et il ne s’agit pas simplement de la voix de Dieu plus celle de Moïse) donne quelque chose à voir de Dieu. Eh bien, dans ce petit échange auquel nous nous sommes livrés, nous pouvons entrevoir quelque chose de celui dont nous croyons qu’il nous donne la vie. Et nous savons bien en même temps que nous n’en voyons pas tout, que nous n’avons pas fait, bien évidemment le tour de la question. Nous pourrions poursuivre ainsi l’échange et l’étude. C’est bien d’ailleurs ce que nous devrions faire les uns et les autres avec ceux qui nous sont plus immédiatement proches, afin de nous ouvrir et de nous enrichir mutuellement, dans une expérience de curiosité et de disponibilité. La Parole prendrait assurément une dimension plus vive et plus communicative.

À mon tour donc d’apporter ma pierre à cette petite séance d’études que nous aurons partagée par ce bel outil qu’est internet. Je vous avais posé cette question à partir de la lecture du livre sur le rabbin Kalonymus Shapiro. Cette question m’était venue à l’esprit à partir d’un commentaire que propose ce rabbin à partir du fait qu’après avoir « vu les voix », les enfants d’Israël eurent peur, et préfèrent se tenir au loin, de crainte de mourir, laissant à Moïse le soin de prendre le risque de s’approcher de Dieu. Ils se contenteront de la voix de Moïse. Cette crainte prête à Dieu une toute puissance si grande qu’elle en serait dévastatrice, presque à son insu. Pour commenter cette situation, le rabbin Shapiro cite Rachi, grand maître spirituel juif, rabbin du xiesiècle, qui enseignait à Troyes, où il gagnait sa vie comme vigneron. Que dit Rachi ? Il interprète la réponse de Moïse au peuple : « Soyez sans crainte, c’est pour vous mettre à l’épreuve », en la traduisant ainsi : « Vous ne matérialisez pas Dieu, vous vous élevez vers Lui, et vos formes corporelles et vos visions s’en trouvent sanctifiées ».

J’aime beaucoup cette expression : « Vous ne matérialisez pas Dieu. » Rappelons-nous tous ces passages de l’Écriture qui s’en prennent à ceux qui adorent des idoles de bois qui ne parlent pas et n’entendent pas, et qui dénoncent la morbidité de cette croyance idolâtrique. En disant « Vous ne matérialisez pas Dieu », Rachi signifie donc « Vous ne ramenez pas Dieu à la condition de bois ou de pierre d’une idole ». Autrement dit vous n’en faites pas un objet sans vie.

Nous savons que quelques très rares personnages des Écritures rencontrent Dieu face à face, ou son ange (ce qui est une manière indirecte de dire la présence même de Dieu). Isabelle, dans son commentaire, rappelle à juste titre le cas de Jacob, qui se bat toute la nuit avec l’ange, auquel il demande son nom – il ne le connaîtra pas – et qui se trouve finalement nommé par lui : « On ne t’appellera plus Jacob mais Israël, parce que tu as lutté avec Dieu et avec les hommes et tu l’as emporté. » Nous pouvons en conclure qu’il est parfois possible de voir Dieu. Ce qui est en cause, c’est sans doute non pas le fait de voir Dieu, mais la manière de voir. La vision a ceci de problématique qu’elle est captivante. Elle fixe notre imagination, et finalement souvent enferme les choses. Nous avons du mal à voir au-delà de ce que nous avons vu une fois. Pour revenir au Sinaï, ce que voient les enfants d’Israël, ce n’est pas, paradoxalement, du visible, mais de l’audible : ils voient… les voix ! Cette vision-là n’enferme pas, parce que l’audible ne se laisse pas par définition enfermer dans la vision… Ils ne peuvent pas comme dit Rachi « matérialiser » les voix.

Quel rapport avec la mort ? C’est tout simple et finalement évident : si en voyant Dieu nous en figeons la représentation que nous en avons, si elle n’est plus discutable (j’ai vu, donc je sais), nous réduisons Dieu à une idole, nous annulons sa vie même, en le ramenant à un objet en la contenant dans une représentation (fût-ce celle du « grand architecte de l’univers »), alors que Dieu échappe à toute représentation. Dès lors nous ne pouvons pas recevoir la vie de cet objet qui n’en a pas, et nous nous fermons à la vie que Dieu ne cesse de nous donner autrement. Mais si nous ne recevons pas la vie de Dieu, nous sommes déjà morts, quand bien même nous pensons vivre et maîtriser notre vie.

Voilà me semble-t-il pourquoi nous ne pouvons voir Dieu sans mourir, à moins que Dieu ne nous fasse la grâce de « voir les voix ». Ne pensez pas que c’est une grâce si rare. Celui qui étudie avec d’autres la Parole en bénéficie tous les jours. Et pour conclure sur un passage de l’Évangile, rappelez-vous dans la guérison de l’aveugle-né, le moment où celui-ci retrouve Jésus. Un dialogue s’engage entre les deux : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » demande Jésus à celui qu’il a guéri (sans donc avoir demandé un témoignage de foi pour le guérir). « Qui est-il Seigneur pour que je croie en lui ? » demande celui qui était aveugle (une réponse qui montre qu’il ne sait pas qui est son interlocuteur). Jésus répond : « Tu le vois, c’est lui qui te parle » (autrement dit tu vois la Parole, ou « les voix »). Et l’homme de dire « Je crois », et de se prosterner devant Jésus, ce qui est une manière de manifester la conscience qu’il a de la présence du divin en cet instant, comme Moïse se voile la face devant le buisson qui brûle sans se consumer, du milieu duquel une voix l’a appelé.

Je n’en dis pas plus, je laisse cela à votre méditation et à vos commentaires. Ne m’en veuillez pas si je suis moins présent dans les prochaines semaines, mais je dois m’atteler à une tâche d’écriture qui va mobiliser mon énergie. J’essaierai de vous envoyer quelques messages, au gré de l’inspiration.

Amitiés

Desiderius Erasme.

Par Desiderius Erasme
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 20:40

La lecture du rabbin Shapiro (voir mon message précédent) est bien inspirante. Permettez-moi de vous soumettre une devinette qui a germé dans mon esprit en lisant l’un de ses commentaires.

Vous savez qu’on lit dans la Bible, à plusieurs reprises, que l’homme ne peut voir Dieu sans mourir. Ma question est la suivante : à votre avis, pourquoi ? Je ne vous répondrais pas tout de suite, et vous suggère de faire des propositions de réponses en envoyant des commentaires. Je vous ferais part de ce que m’a inspiré le rabbin Shapiro, dans mon prochain message.

En attendant, je voudrais vous faire part du bonheur que j’ai eu à visiter, à la Maison Rouge, à Paris, non loin de la Bastille et de la Gare de Lyon, l’exposition de la collection Olbricht, intitulée « Mémoires du futur » (http://www.lamaisonrouge.org/spip.php?article763), qui est une vraie merveille, mêlant et faisant dialoguer des œuvres d’art anciennes (Dürer, notamment) avec des œuvres contemporaines de grande qualité. Elle est encore visible jusqu’au 15 janvier prochain. À ne pas manquer si vous êtes dans les parages d’ici là. Les œuvres sont rassemblées autour du thème des « vanités » tel qu’on entendait ce mot au xvieet xviie siècle : réflexion sur la destinée humaine face à la mort, à la violence.

Il y aurait bien des choses à dire, sur les œuvres. Je me contenterai de ceci : ce qui est impressionnant, dans ce jeu de dialogue entre les œuvres, c’est de constater la puissance de l’héritage culturel européen qui est le nôtre, à l’heure où nous sommes tentés de croire au déclin, face aux mutations économiques et démographiques. Cela nous dit que nous devons reprendre le chemin de la transmission de cet héritage, car c’est en lui que nous trouverons les richesses de sens qui nous permettront de traverser la difficile transition dans laquelle nous sommes engagés – c’est le sens du titre : « Mémoires du futur ». Les artistes ont commencé, mais c’est à chacun que revient cette tâche, cette mission, qui commence par faire l’effort de revisiter notre culture, non pas de manière passéiste, mais pour en retrouver les forces vives.

Rappelons-nous que cet appel à la transmission traverse de part en part toute l’Écriture sainte. Non pas une transmission figée, mais un renouvellement de sens dans lequel nous nous engageons. Il y a là, à mon avis, une immense et formidable aventure spirituelle à vivre. Et nous pouvons nous réjouir d’être invité à la vivre. Pour ma part je suis convaincu que celui qui s’engage sur le chemin du renouvellement du sens de l’héritage – et donc de la Parole –, à des fins de transmission, celui-là, au bout du compte, en saura davantage sur Dieu, car il fera l’expérience même de Jacob (dans le livre de la Genèse) qui s’écrie : « Dieu était là et je ne le savais pas ! »

Ceci n’est pas sans rapport avec ma devinette, mais je n’en dis pas plus. J’attends de lire vos réponses.

Amicalement

Desiderius Erasme

Par Desiderius Erasme
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 08:40

Avant que ne commence la nouvelle année, permettez-moi de vous recommander la lecture d’un livre petit par la taille mais puissant par sa force spirituelle, celui que Catherine Chalier vient de consacrer à Kalonymus Shapiro, rabbin au Ghetto de Varsovie (Éd. Arfuyen, 168 p. 12 €).

Kalonymus Shapiro est mort dans un camp près de Lublin, mais ses écrits ont été retrouvés après la guerre dans le Ghetto de Varsovie. Rabbin dans la tradition hassidique, il s’est efforcé jusqu’au dernier jour de tenir vive l’étincelle de la foi, et le témoignage qu’il a donné est bouleversant. Catherine Chalier retrace son parcours, avant de présenter quelques-uns de ses écrits. Il y a là de quoi nourrir toute une vie, et je suis frappé de la proximité de cette inspiration avec ce qui me semble être l’essence profonde de la foi chrétienne.

Je me contenterai de vous citer simplement quelques phrases. Lorsqu’il est question de « l’homme d’Israël », songez qu’il s’agit de tout homme appelé par Dieu…

« Tout homme d’Israël doit chercher la lumière du Messie qui est en lui chaque jour, il doit se demander si, en ce jour, il l’a déjà trouvée et dévoilée en lui. En effet le tabernacle est seulement caché, je veux dire le tabernacle à propos duquel Dieu dit : « J’habiterai parmi vous » (Ex, 25,8), j’habiterai en chacun de vous. Cette parole n’a pas été annulée, et le tabernacle est seulement occulté. Nous devons donc chercher la lumière cachée en nous-même, et celui qui ne la découvre pas, qu’il ne se mette pas en colère contre Titus qui a détruit le Temple, car, lui-même est en train de participer à cette destruction. (…) Tout homme d’Israël doit percevoir en lui la voix de l’Éternel qui lui dit : « Relevez-vous de la poussière » (Is, 52, 2) et découvrez la lumière du Messie qui est cachée en vous »

 

« Si l’Éternel, qu’Il soit béni, éclaire un homme d’Israël, c’est parce qu’Il est miséricordieux envers Ses créatures et qu’Il ressent leur tristesse quand elles sont privées de la lumière, mais en vérité cette tristesse que ressent un homme d’Israël à cause de l’obscurité dans laquelle il se trouve est aussi, pour ainsi dire, une tristesse de la Chekhina, de la présence divine elle-même.

En effet, son Royaume s’étend également à l’obscurité où est Israël, une étincelle divine y réside qui ressent la tristesse d’être éloignée de Sa source en risquant ainsi, à Dieu ne plaise, de voir la lumière s’éteindre. Cela signifie que ce n’est pas l’homme qui ressent cette tristesse, mais bien l’étincelle divine qui est en lui. »

 

        Bonne et belle année à tous

        Desiderius Erasme

Par Desiderius Erasme
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