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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 10:54
Published by Desiderius Erasme
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 19:10
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 13:01
Cours au Centre Sèvres: Dire la foi comme en parlent les Ecritures

Bonjour,

Quelques-uns d’entre vous seront peut-être intéressés : Je vais donner un cours au Centre Sèvres (35 bis, rue de Sèvres 75006) dans le cadre du cycle « Croire et comprendre ».

Ce cours, intitulé Dire la foi comme en parle la Bible , se tiendra tous les mardis du 6 janvier au 10 février, de 19 h 30 à 21 h 30. Il reprend et poursuit la réflexion développée dans Délivrez-nous de Dieu et Petite initiation à la Bible (parus l’un et l’autre chez Mediaspaul cette année) Pour en savoir plus et connaître les modalités d’inscription, cliquez sur ce lien : http://www.centresevres.com/cours/dire-la-foi-comme-en-parlent-les-ecritures/ Amicalement

Jean-François Bouthors

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 14:24

Le jeûne eucharistique n’est pas une grève de la faim, mais une démarche de soutien au Synode pour la famille

Après la fin de la première partie du Synode sur la famille, du chemin reste à faire jusqu’à la nouvelle assemblée synodale de l’an prochain. Les catholiques sont appelés à se mettre au travail sur la base des travaux qui viennent de se conclure. Il faut souhaiter, bien sûr, que le débat soit largement ouvert dans toutes les communautés, et que celles-ci se mettent à l’écoute des fortes attentes qui se sont manifestées dans la société. Le contenu du rapport d’étape rendu public a surpris et soulevé bien des espoirs. Les trois points qui ont été repoussés dans le document final – notamment autour de la question de la question de l’accès aux sacrements pour les divorcés remariés ou les personnes qui vivent en couple homosexuel – en raison d’une minorité de blocage de plus d’un tiers des participants sont emblématiques d’un véritable tournant pastoral qui mérite en effet d'être débattu, pour pouvoir être assumé s’il devait finalement être adopté. Ce débat doit être porté jusqu’aux « périphéries », pour reprendre ce mot cher à François, de sorte que soit donnée la parole à tous ceux qu’il concerne.

La foi invite cependant à ne pas se contenter d’un débat d’idées. Un véritable travail spirituel est à accomplir pour porter la réflexion, pour lui permettre de mûrir, pour créer les conditions d’une authentique écoute de l’Esprit. Christine Pedotti et Anne Soupa proposent pour cela de poser un geste de communion avec les personnes divorcées remariées et homosexuelles, en entrant dans un jeûne eucharistique. Rien à voir avec une grève de la faim qui voudrait faire plier un adversaire. Il s’agit d’un acte de prière, une manière de marcher sur le chemin du Synode avec et dans l’Église, mais aussi au côté de ceux et celles qui se trouvent aujourd’hui, en raison de ce qu’ils ont vécu ou de ce qu’ils sont, privés du pain rompu par le Christ. C’est une forme de traversée du désert, d’offrande spirituelle pour le temps qui doit conduire les catholiques jusqu’au moment où le pape exprimera les conclusions qu’il tire de cette longue démarche synodale. Une façon de demander à Dieu qu’il éclaire toute son Église et la prépare à ce qu’il attend d’elle.

Un tel geste – se présenter devant le prêtre (ou celui qui l’assiste pour distribuer l’eucharistie) au moment de la communion pour demander humblement à être béni – fait sens aussi car il invite à ne pas parler de manière théorique et détachée de ce qu’éprouvent les hommes et les femmes privés de l’eucharistie. « Si un membre du corps souffre, tous les membres du corps sont en souffrance », écrit Paul dans la Première lettre aux Corinthiens. Le jeûne eucharistique consiste à se rapprocher de ces hommes et de ces femmes en éprouvant ce que produit une telle situation. C’est par ailleurs, le signe d’une forme concrète de solidarité avec celles et ceux qui sont comme « déshérités ». Ce geste permet de se faire les prochains des personnes qui se trouvent placés hors de la communion. N’est-ce pas une manière de se rendre « aux périphéries » ? Il s’agit d’agir comme Jésus l’a fait : de venir se placer au rang de celles et ceux qui sont désignés comme pécheurs et de partager, un tant soit peu, leur condition et leur douleur, pour manifester que l’on est avec eux, frères et sœurs en Christ.

C’est un choix difficile, un geste lourd. Ceux qui le décideront, comme j’ai choisi de le faire, devront demander tout particulièrement le secours de l’Esprit Saint. Ils auront aussi besoin de l’amour et du soutien des autres membres de la communauté. Ainsi, tous ensemble, pourrons-nous espérer que sera exaucée notre prière commune – celle qui demande à Dieu de combler l'attente de tous ses enfants en les accueillant au festin des noces du Royaume. Porté par tous de diverses manières, ce geste aura la force d’une prière pour la conversion, toujours nécessaire, de toute l’Église à l’Évangile de la miséricorde, de sorte que toute la réflexion synodale sur la famille en sera confortée.

Jean-François Bouthors

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 17:10
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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 16:22
NOUVEAU LIVRE

Chers amis, C’est par une coïncidence inattendue que Délivrez-nous de « Dieu » ! mon nouveau livre sort le jour anniversaire de l’élection du pape François.

J’avoue que cela me réjouis car j’aime ce pape et le goût qu’il a d’aller vers les gens sans les juger, pour les aimer et accueillir ce qu’ils sont, la vie qu’ils portent déjà en eux.

Mon livre ne traite pas du pape. Beaucoup d’autres l’ont fait. S’il faut le résumer en quelques mots, ce livre dit comment dans la Bible la parole l’emporte contre l’idole. Nous voyons si souvent autour de nous comment « Dieu » est instrumentalisé, au point que pour beaucoup ce nom n’est plus synonyme de vie, mais de mort. Et nous avons besoin de retrouver la capacité de renouer avec une usage vivant de la parole, de retisser de la confiance là où le soupçon se généralise.

Ce n’est pas le moindre mérite de François que d’user de la parole pour renouer de la confiance…

Bonne lecture.

Amicalement

Jean-François Bouthors

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 09:24

C’est « officiel », la traduction du Notre Père va changer, du moins dans sa version liturgique. Nous ne demanderons plus à Dieu : « ne nous soumet pas à la tentation », mais « ne nous laisse pas entrer en tentation ». L’idée de ce changement, c’est d’en finir avec une formulation qui laisserait penser que Dieu pourrait être sadique… alors qu’il est bon.

L’intention est louable. Mais il n’est pas sûr qu’elle soit si juste. Le texte évangélique de la prière que Jésus enseigne à ses disciples, tant dans Matthieu que dans Luc, n’introduit pas cette nuance d’un Père qui laisserait ou non ses enfants entrer en tentation. Il dit plus directement : « ne nous met pas à l’épreuve », ou « ne nous fait pas entrer dans l’épreuve », reconnaissant au Père un rôle plus actif, et même une forme de responsabilité dans l’épreuve – ce qui n’est pas la même chose que la tentation. Rien d’étonnant, puisque le livre de Job raconte déjà l’épreuve terrible dans laquelle est plongé le serviteur de Dieu… Rien d’étonnant, puisque les évangiles nous disent que le ministère public de Jésus est précédé par une épreuve : après son baptême, Jésus est conduit au désert par l’Esprit pour y être mis à l’épreuve, pour y être tenté par le diable (précisons au passage qu’il s’agit d’un récit littéraire, et pas d’un compte-rendu journalistique ou judiciaire). Autant dire que l’épreuve n’est pas un accident imprévu, une maladresse, une sorte de faute d’inadvertance de Dieu… Paul dans l’épître aux Romains écrit que Dieu a enfermé les hommes dans la désobéissance pour que le monde soit sauvé, les païens comme les juifs, différemment ! Un choix délibéré à fin libératrice.

L’épreuve a donc un sens, et peut-être même une finalité… Elle est d’une certaine façon un mal pour un bien… Non pas un troc, mais un processus qui produit du bien – ce que Paul appelle les douleurs de l’enfantement.

Il aurait sans doute mieux valu s’interroger sur le mot tentation, qui porte une connotation morale discutable étrangère au texte évangélique, que de pencher vers une version « bisounours » de la pédagogie paternelle. N’importe quel père sait que faire advenir ses enfants à l’âge adulte passe par des épreuves, et par des mises à l’épreuve, qu’il est néfaste de vouloir faire disparaître. Il ne suffit pas d’être « bien gentil » en faisant tout pour éviter à l’enfant des difficultés. Il faut au contraire lui permettre d’acquérir une autonomie pour devenir responsable dans toutes les circonstances de la vie. Ne pas comprendre cela, c’est interdire au fils ou à la fille d’accéder à sa vie d’adulte. Il serait donc étrange que nous adoptions une image de Dieu qui en ferait un père pathologique par une sorte de bonté maternante et infantilisante.

Cette « correction » du Notre Père pourrait bien indiquer que nous ne sommes toujours pas au clair avec la figure du Père, en passant d’une vision culpabilisatrice à une conception fusionnelle. Dans un extrême comme dans l’autre, la figure de Dieu qui se dessine est davantage celle d’une idole que celle que nous enseigne la Bible.

Certes, nous devons profondément croire en la bonté du Père, et l’affirmer, mais prenons garde à ne pas affadir cette bonté jusqu’à en faire une inconsistance. C’est bien dans l’épreuve qu’il faut croire à la bonté du Créateur, pour accueillir la vie qui y est donnée paradoxalement.

Desiderius Erasme

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 07:26
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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 07:29

Un drôle de vent souffle sur le pays. Un vent d’affolement. On ne peut qu’être consterné devant le spectacle d’irresponsabilité donné par la classe politique française, dont on a l’impression qu’elle fait tout pour se déconsidérer et donner le champ libre au Front national. À jouer au « chacun pour soi » pour se mettre en avant, en cherchant à piéger l’adversaire – à la fois l’autre camp politique, mais tout autant le rival dans son propre camp – on en oublie l’intérêt général, la nécessaire longue patience de la construction d’un projet politique… De ce point de vue, nos hommes politiques semblent incapables de tirer les leçons de la pratique beaucoup moins conflictuelle de nos voisins allemands. Ils pratiquent au contraire la tactique de la terre brûlée, surfant sur les émotions, tout en pratiquant l’hypocrisie généralisée. Tout est prétexte à la dramatisation… On vient encore de le constater avec l’affaire malheureuse de la jeune élève kossovare expulsée avec sa famille. Une bourde devenue quasiment une affaire d’État !

Les médias se repaissent de cette situation et l’alimentent, amplifiant l’affolement, alors qu’on aimerait trouver quelques éditorialistes capables de dire qu’il est urgent… de garder son calme, et de regarder objectivement les situations, plutôt que de se fier aux apparences et de se précipiter pour commenter avant d’avoir pris le temps d’évaluer sérieusement les faits.

Nos évêques pourraient-ils appeler à davantage de hauteur et de sens de la responsabilité ? Sans avoir à se mêler des décisions politiques, on aimerait qu’ils rappellent les uns et les autres, à droite comme à gauche, à plus de tenue, à ne pas jouer en permanence des émotions populaires, à faire œuvre au contraire d’éducation, de pédagogie, de discernement. On aurait besoin de paroles de sagesse !

Desiderius Erasme

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 09:38

François parlerait-il mal, ou parlerait-il trop ? Loin de moi de poser ces questions : ce sont celles que l’on commence à entendre désormais. Ceux qui les posent s’inquiètent. Les uns voient dans les propos du pape des approximations et un relativisme dangereux par rapport à ce qu’ils conçoivent comme « l’enseignement de l’Église » et « la Tradition ». Les autres craignent une dilution de sa parole sous l’effet de la multiplicité de ses interventions, et finalement quelque chose qui ne resterait que « cosmétique ». Ces derniers craignent aussi parfois que le nouveau pape ne tende à ses ennemis dans l’Église, des verges pour se faire battre.

Que le fait de parler ne soit pas sans danger, c’est une évidence. Mais faudrait-il alors se taire pour ne rien risquer ? Ce serait assez peu évangélique, puisque l’invitation du Christ, c’est que ses disciples prennent la parole, pour annoncer que dès aujourd’hui la promesse faite à Abraham et reprise par les prophètes s’accomplit parmi nous.

En parlant, François remet en route la circulation de cette annonce, à tous les hommes. La liturgie du jour nous fait précisément lire aujourd’hui le récit de la prédication de Jonas à Ninive, la ville païenne. Ce qui frappe, c’est précisément la capacité d’écoute des Ninivites et leur désir de vivre. Jonas n’a pas besoin de parcourir plus du tiers de l’immense cité, pour que la nouvelle en ait fait le tour. La parole circule et est entendue, même si Jonas en doute, comme il doute de la sincérité des Ninivites. Il apprendra que Dieu se joue et se rit de ses doutes, car Dieu ne veut entendre que le désir de vivre des hommes pour y répondre positivement.

Voilà pourquoi François parle, remettant l’Église sur les chemins d’une véritable pastorale pour les hommes et les femmes de notre temps, quelles que soient leur condition et leurs convictions.

Peut-être devrions-nous nous interroger, nous, les chrétiens, sur ce que signifie cette abondance de parole. Si François a besoin de « revenir à la charge », c’est sans doute qu’il a le sentiment que nous n’entendons pas assez ce qu’il dit, que nous tardons à en tirer les conséquences, que nous hésitons à nous mettre en tour en route pour inventer la manière nouvelle d’être présent au monde pour lui annoncer la promesse de la vie. Comme si nous attendions que le pape et les évêques « fassent le boulot » à notre place…

C’est pourtant ce dont ce monde est en urgent besoin, et d’abord dans les pays de vieille chrétienté, secoués par les mutations contemporaines. Ces pays qui semblent tétanisés par les changements et obsédés par la volonté de conserver le passé qui fuit entre nos mains. L’Église, c’est-à-dire nous tous, c’est-à-dire le Christ, se doit de participer dès maintenant à l’invention du monde qui naît, pour lui offrir les voies de la fraternité. Nous sommes, particulièrement en France, prisonniers d’un discours politico-économique structuré sur la dialectique du conflit, et sur la défiance. Vieil héritage du matérialisme, dans lequel marxisme et néolibéralisme se rejoignent en dépit de leur opposition. Sur ces bases, nous ne parvenons pas à sortir de l’ornière, et c’est ici que le christianisme – ou plus précisément le judéo-christianisme, né de la parole biblique – a une parole à tenir, qui est celle de la confiance dans un avenir qui s’invente à partir de la parole reçue et échangée, dans la confiance mutuelle – qui n’est pas l’aveuglement –, dans le consentement à la prise de risque et à la perte – ou la perte est un don pour que la vie grandisse… C’est bien ce que ne cesse de dire François, de diverses manières. Comme s’il n’avait de cesse de dire aux chrétiens qu’il est temps qu’ils soient les ferments d’une nouvelle renaissance, puisque tout ou presque est à réinventer en ce monde.

Désidérius Érasme.

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