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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 08:04

Lundi Saint

Isaïe, 42, 1-7 ; Jean 12, 1-1

En ce début de Semaine sainte, c’est l’œuvre de Dieu que nous sommes invités à contempler afin de pouvoir accueillir la Résurrection. Isaïe nous dit le projet même de Dieu : « Voici le serviteur que je soutiens, mon élu en qui j’ai mis toute ma joie. » Nous reconnaissons ici la parole qui retentit au moment du baptême de Jésus.

La mission du serviteur : faire connaître le jugement de Dieu. Mais quel est ce jugement, comment se manifeste-t-il ? Ce serviteur n’agira pas comme les puissants : il ne criera pas, ne haussera pas le ton, ne se fera pas entendre sur les places publiques, n’écrasera pas celui qui est affaibli, n’éteindra pas « la mèche qui fume encore ». Ce jugement veut permettre à toute vie, si vacillante soit-elle, de vivre.

C’est un Dieu de bonté que nous présente Isaïe. Une bonté telle qu’elle n’attend pas que nous la sollicitions ; elle est déjà et constamment au service des hommes. Elle s’exprime sans relâche, avec une fidélité sans faille, et nous sommes invités à en vivre. Essayons d’en prendre la mesure… Nous verrons qu’elle est sans mesure, et cette prise de conscience sera déjà en nous source de transformation, source d’une vraie liberté, car avec la force de la bonté de Dieu nous pouvons beaucoup plus que ce que nous imaginons…

Dans le récit de l’onction de Béthanie, dans l’Évangile de Jean, arrêtons-nous simplement sur le geste de Marie. C’est un geste d’action de grâce, de remerciement. Marie ne craint pas de s’exposer publiquement pour manifester à Jésus, sa reconnaissance. Rappelons-nous le récit de la résurrection de Lazare. Le cri de désespoir de Marie : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ! » Jésus s’est alors manifesté comme le maître de la vie. Le geste de Marie, le grand prix du parfum, nous disent sa réponse à celui qui a rendu la vie à son frère, tout en scellant personnellement son arrêt de mort : symboliquement Marie donne tout d’elle-même.

Et nous, devant le don de Dieu ? Et nous devant le Serviteur qui nous manifeste la bonté du Père ? Et nous devant le Fils qui donne sa vie, jusqu’à la mort ? Quelle est notre réponse ? Jusqu’à quel point nous laissons-nous toucher par l’amour de Dieu ? Jusqu’où pénètre-t-il en nous ?

D.E.

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Published by Desiderius Erasme
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