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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 17:39

Il y a mieux à faire qu’à chercher les coupables de la Passion

 

Très cher Thomas, nous voici au début de la Semaine sainte, et nous allons célébrer dans quelques jours la Passion et la Résurrection de Jésus, que nous reconnaissons comme le Christ, celui qui apporte le salut au monde.

Mais de quel salut est-il question ? Et pourquoi fallait-il qu’il advienne ainsi ? Cette seconde question renvoie à une affirmation que l’on trouve dans la bouche de Jésus avant et après sa mort. D’abord lors de l’annonce de la Passion : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit mis à mort, et que le troisième jour il ressuscite » (Luc 9, 22). Ensuite lors de l’entretien avec les deux disciples qui marchaient vers Emmaüs, après la Passion : « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » (Luc 24, 26)

Dieu n’a pas raté la Création

Écartons tout de suite l’idée païenne d’un Dieu qui aurait apaisé son courroux contre les hommes en se repaissant d’une victime pure, lors d’un sacrifice. Le Père que nous révèle Jésus, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et Jacob, celui de Moïse est le Dieu des vivants, et non celui des morts. Le Dieu de la vie, et pas celui du meurtre, fût-il rituel.

Écartons aussi, l’idée de la malignité fondamentale de l’homme et du monde, qui est une injure au Créateur, puisqu’elle suppose qu’il aurait « raté » sa création. S’il y a du mal, de l’injustice, de la lâcheté, de la volonté de pouvoir, dans ce qui conduit à la condamnation de Jésus, il me semble, cher Thomas, que partir de la culpabilité des acteurs ne suffit pas. Si la mort et la résurrection de Jésus libèrent l’homme de cette culpabilité, nous aurions tort de croire que cette mort n’en est que le fruit. C’est, me semble-t-il, ne pas prendre la mesure de tout le tragique du monde, qui ne se résume pas à cette culpabilité. C’est prendre les choses par le petit bout de la lorgnette. Et c’est peut-être même nous mettre dans une disposition qui nous fait passer à côté de ce qui nous est révélé et qui nous « sauve ».

Pour essayer de comprendre, je te propose, Thomas, de revenir au récit des origines. Un double récit. Celui de la création du monde qui, si tu y prêtes attention, ne parle pas de chronologie, mais de ce qui structure le monde que nous trouvons en naissant. De la ténèbre et de la lumière, du haut et du bas, de l’horizontalité et de la verticalité, du jour et de la nuit (ce qui est différent de la ténèbre et de la lumière qui ne recouvrent pas des réalités simplement physiques), de l’immobilité et du mouvement, du masculin et du féminin… Ce monde se révèle dans la distinction. Mais, comme il l’est dit pour l’être humain, son unité existe paradoxalement par la différence. C’est déjà une tension délicate…

Un monde bon dans la contradiction !

Le récit de la création de l’être humain, qui nous apprend que l’homme est un être de langage – il nomme – et de compagnie : « il n’est pas bon que l’homme soit seul », or l’autre de lui-même est littéralement « une aide contre lui ». Pour que le monde soit bon, il a besoin… de contradiction ! La différence est donc en soi épreuve.

Dieu crée donc un monde qui vit dans la tension et le mouvement. S’il y a harmonie, ce n’est pas dans l’uniformité ni l’immobilité, mais dans la différence, dans la distance, dans le décalage ou l’écart, et même la contradiction !

Survient alors le récit dit du « péché originel ». De quoi est-il question ? Je l’ai déjà dit à plusieurs reprises : il est essentiellement question de la falsification de la parole. Ce qui est mis en cause, c’est la plus fiable des paroles, celle qui a créé le monde. Mais si cette parole-là n’est plus fiable, celle qui circule entre les êtres, entre les hommes, ne l’est évidemment pas davantage. Voilà pourquoi ce monde qui vit dans la tension et la distance devient difficile à vivre. Il reposait entièrement sur la confiance en la parole donnée. Ce monde devient, par conséquent, tragique.

Mais, même dans ce monde tragique, c’est par la parole échangée, par le dialogue, et donc par la confiance que l’être humain peut vivre dans ce monde… On le voit bien à travers la croissance des enfants : ceux qui grandissent dans la confiance se développent heureusement, même s’ils n’ignorent pas les difficultés.

Je ne parle pas, Thomas, d’un autre monde que celui dans lequel nous vivons. Il n’y en a pas d’autre, il n’y en a jamais eu d’autre. Selon que nous vivons ou non dans la confiance, selon que nous expérimentons ou non la fiabilité de la parole, ce monde est viable ou non. Même la mort s’envisage différemment… Transformante ou terrifiante. Passage ou néant…

Quand la parole n’est plus fiable, c’est le sauve-qui-peut. Chacun ne peut compter que sur lui-même, et il est tentant d’opter pour des attitudes prédatrices, injustes, mensongères, pour se soustraire aux tensions du monde, tentant de rechercher la puissance (et elle prend diverses formes, pouvant être économique, politique, culturelle, religieuse, sexuelle…) pour s’assurer une domination apparemment salvatrice. Il est tentant aussi de s’installer dans la consommation du monde et des autres, pour pallier par des formes de jouissance égoïste le manque que l’on éprouve ou que l’on craint d’éprouver. Mais chaque fois que nous allons dans ce sens, nous fragilisons davantage la parole échangée, nous mettons en doute sa pertinence…

Le Messie n’est pas programmé pour mourir

Lorsque Jésus dit « ne fallait-il pas ? », il n’explique pas que sa mort et ses souffrances étaient un scénario écrit d’avance. Si on lit dans le livre d’Isaïe, les chants du Serviteur souffrant, cela ne signifie pas que le prophète annonce un programme auquel le Messie ne pourra échapper. Cela montre simplement qu’Isaïe avait entrevu à quel point la confiance est altérée, et qu’il n’est pas d’autre chemin que celui d’un don radical de soi pour participer à son rétablissement. Cela dit que ce que Jésus a vécu, un homme à l’écoute de la Parole peut le comprendre. Je trouve cela rassurant, finalement.

La seule parole qui puisse, de nouveau, être crédible est celle d’un homme qui ne revendique rien pour lui-même, qui offre sa vie à tous, qui ne craint ni de perdre ni de mourir, préférant la vie de l’autre à la sienne propre. Tout le reste n’est qu’affaire de circonstances. Qu’y mettent la main les grands prêtres de Jérusalem, les scribes, Pilate et quelques autres qui sont en position de responsabilité sur la bonne marche du monde qui vit à Jérusalem montre simplement jusqu’où la falsification de la parole a fait des dégâts. Ceux qui devraient être les « meilleurs », en raison de la tâche qui leur incombe, sont atteints…

Se comportant ainsi, Jésus agit comme le Créateur l’a fait lui-même, dans l’acte créateur, puisque celui-ci n’a rien revendiqué de sa création pour lui-même… Ainsi Jésus se révèle-t-il (et peut-être se découvre-t-il) Fils de Dieu ! Ainsi accomplit-il la volonté de Dieu. Cette volonté, j’insiste, ce n’est pas que meure le Fils. Cette volonté est manifeste depuis l’origine, c’est que Dieu veut se donner lui-même, tout entier, dans sa création. Ainsi, en se donnant, le Fils de l’homme est-il porté à rejoindre Dieu au plus intime de lui-même, dans son vouloir le plus essentiel.

Contempler non pas le mal, mais l’amour

Par conséquent, Thomas, ce qu’il faut contempler, dans la Passion, ce n’est pas le mal commis par les hommes, mais l’amour qui se joue de ce mal, qui l’anéantit en le dépassant, en l’ignorant, en ne lui répondant pas. En pardonnant, c'est-à-dire en se donnant par-delà le mal… Dès lors, les tensions du monde ne disparaissent pas – elles en sont constitutives – mais nous pouvons ne plus les craindre, nous pouvons y faire face dans un échange où nous redonnons de la consistance à la parole en y engageant nos vies, en nous fondant sur la fiabilité de la Parole manifestée par le don personnel de Jésus.

Ce que nous annonce Jésus, c’est en effet que la parole du Père est fiable, et que sur cette parole il peut engager toute sa vie, sans rien retenir. Dès lors, toutes nos pseudo-solutions pour échapper au tragique du monde apparaissent bien pâles au regard de la parole créatrice. Jésus nous manifeste, par le don de sa propre vie, que nous pouvons habiter ce monde en en assumant les tensions, en nous inscrivant dans sa dynamique fondamentale. Il ne nous dit pas que c’est sans souffrance, mais que la parole échangée dans l’amour permet de traverser cette souffrance et de la transformer en joie.

Tu comprends bien, cher Thomas, que le salut du monde n’est pas une disparition des tensions au profit d’une uniformité ou d’un immobilisme, mais le retour de la confiance dans sa nature profonde, dans sa bonté originelle. Je le répète, ce n’est pas la bonté du monde qui avait disparu, mais l’homme qui ne parvenait plus à y croire.

Alors, Thomas, ne perdons pas trop de temps à chercher les coupables de la mort de Jésus, cela a conduit à des atrocités – preuve s’il en était de la nature perverse de cette question – mais cherchons comment nous pouvons à notre tour, agir en fils et filles de Dieu qui n’ont pas peur de la vie du monde – avec ses différences, ses tensions, et même ses drames… – et qui œuvrent à rétablir la confiance entre les hommes… et avec Dieu.

Belles fêtes de Pâques, cher Thomas.

 

Desiderius Erasme

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Published by Desiderius Erasme
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commentaires

alice.damay-gouin 30/04/2011 11:28


Cher Sanchez, mon frère, nos chemins sont si différents! Enfin! Je ne peux pas croire au pardon sous conditions. Je crois en la plénitude de l'amour qui pardonne sans compter ...qui pardonne
au-delà de toute compréhension humaine.
Sur notre terre, le cœur d'une mère ou d'un père est capable de pardonner infiniment pour à son enfant bien-aimé, il est capable de pardonner à chaque rechute, il est capable de continuer à faire
confiance en son fils défaillant, d'une telle confiance qu'il redonne aussi à l'enfant une nouvelle confiance en lui-même et qu'alors, cet enfant peut alors se relever. Dieu-Amour ne nous demande
qu'une chose: se tourner vers lui avec confiance, geste de l'enfant prodigue. Le père accourt vers lui, ne lui laisse pas le temps de détailler ses fautes et l'emmène vers la fête...
Méditons sur Dieu- Amour qui nous aime au lieu de savoir pourquoi une rançon! Décidément notre pape a encore un discours mortifère donc non évangélique.
Et apprenons la patience ... Amicalement Alice


Yves Le Touzé 19/04/2011 22:54


A mon sens on ne peut parler en chrétien de la Parole de Dieu sans la replacer dans sa réalité christique et trinitaire. La révélation évangélique, en nommant ‘’Père’’ pour la première fois le
YAHWH, le Seigneur du premier Testament, a du même coup replacé la Parole au centre des échanges trinitaires, la relation entre le Père et le Fils-Parole étant elle-même une Personne, l’Esprit,
dont le vrai nom est Amour. Les relations entre humains, et la parole qui les symbolise et les rend possibles, non seulement sont bâties sur ce modèle trinitaire, mais prolongent cette dynamique
d’Amour, qui tend à l’union dans la diversité,’’ dans la différence, dans la distance, dans le décalage ou l’écart, et même la contradiction’’, dis-tu justement.
C’est dans cette lumière trinitaire et christique qu’il convient de relire les trois premiers chapitres de la Genèse. Les épitres de Paul nous disent que c’est dans le Christ, par et pour le Christ
que tout a été créé, et l’homme en particulier. La Parole créatrice n’est donc pas un simple énoncé, mais une Personne parlante, le Christ Verbe de Dieu, en qui dès l’origine le multiple est créé
pour l’Unité. Dès lors on peut affirmer que le ‘’meurtre de la Parole’’ (c’est-à-dire la rupture ou la ‘’falsification’’ de toutes les relations et de la parole qui les accompagne) que raconte la
scène de la ‘’chute originelle’’ contient déjà la mise à mort violente de Jésus, celle-ci constituant avec la résurrection le point culminant et le dénouement logique du drame du salut qui a débuté
avec la création.
Ceci donne une interprétation un peu différente du ‘’ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans la gloire ?’’. Bien sûr le scenario n’était pas écrit dans les détails et Jésus
n’était pas ‘’programmé’’. Mais les trois évangiles synoptiques, rédigés il est vrai après les événements, ont rapporté au moins trois annonces explicites de sa mort et de sa résurrection. Et Jean
a présenté la mission de Jésus en référence à la création (‘’au commencement était le Verbe’’). Le ‘’ne fallait-il pas ?’’exprime bien, non pas une volonté arbitraire du Père, mais la nécessité
‘’logique’’ d’accepter le ‘’meurtre de la Parole’’ pour délivrer l’humanité de sa conséquence, la mort, et la constituer, par le lien de l’Esprit, Une dans le Christ et participant à la gloire du
Père.


alice Damay-Gouin 18/04/2011 14:02


Cher Desiderius, mon ami,
merci pour tes lettres toujours auusi novatrices et intéssantes car me donnant du grain à moudre mais le courrier, semble-t-il, ne fonctionne que dans un sens (comme dans toute l'Eglise) ou vais-je
croire qu'il n'arrive pas à destination, en ce temps où la censure agit pour la moindre pécadille. Espérons en des jours heureux où les puissants auront compris combien cette censure est une
atteinte à la dignité humaine!
Avec toute mon amitiié, Thomas


Sanchez 18/04/2011 12:53


@Desiderius

Si vous me permettez je voudrais répondre à votre commentaire que vous avez fait sur le site de la CCBF . Je trouve vraiment que vous faites violence aux écritures pour y tirer une interprétation
qui ne me semble pas complet et qui omet certaines vérités en cherchant à innocenter Dieu comme s’il était mis en accusation. Personnellement je ne fais que rapporter ce qui est dans la bible dont
je vois mal comment on peut l’interpréter autrement que ce qui est écrit :

« Cet homme, livré selon le plan et la volonté de Dieu…» (Ac 2,23)
« Oui, vraiment, ils se sont rassemblés dans cette ville contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate avec les nations païennes et les peuples d’Israël (cf. Ps 2, 1-2),
de telle sorte qu’ils ont accompli tout ce que, dans ta puissance et ta sagesse, tu avais prédestiné »(Ac 4,27-28).
« Dieu l’a fait péché pour nous, lui qui n’avait pas connu le péché, afin qu’en lui nous devenions justice pour Dieu » (2 Co 5, 21).
« Dieu n’a pas épargné son propre Fils mais l’a livré pour nous tous » (Rm 8,32) pour que nous soyons « réconciliés avec Lui par la mort de son Fils » (Rm 5,10).

Vous remarquerez que je me suis abstenu de citer l’épitre aux Hébreux dont selon vous le langage serait désuet.

Lorsque vous demandez par exemple : « A qui est donc versé cette rançon? Êtes-vous si sûr que cela soit à Dieu? Qui tient l’homme en otage (pour reprendre votre expression)? Serait-ce Dieu? » Vous
oubliez cette parole du notre Père où nous disons tous les jours au Père « délivre-nous du mal » .Et si justement nous sommes capable de s’adresser ainsi au Père c’est parce que « Dieu n’a pas
épargné son propre Fils mais l’a livré pour nous tous » (Rm 8,32) afin que nous soyons « réconciliés avec Lui » (Rm 5,10) .Autrement dit celui qui tient l’homme en otage c’est le péché mais Dieu
lui en a libéré moyennant une rançon que lui-même a payé . Et la question fondamentale c’est pourquoi une rançon et c’est à cette question que Ratzinger répond dans son nouveau livre « Jésus de
Nazareth »:

«Dieu ne peut pas tout simplement ignorer l’ensemble de la désobéissance des hommes, tout le mal de l’Histoire, il ne peut pas le traiter comme quelque chose de peu d’importance et insignifiante.
Une telle sorte de « miséricorde », de « pardon inconditionnel » serait cette « grâce à bon marché » contre laquelle Dietrich Bonhoeffer s’est élevé avec raison face à l’abîme du mal de son temps.
L’injustice, le mal comme réalité, ne peut pas être simplement ignoré, ne peut être laissé là. Il doit être éliminé, vaincu. C’est là seulement la vraie miséricorde. Et puisque les hommes n’en sont
pas capables, Dieu lui même s’en charge maintenant – c’est là la bonté inconditionnelle de Dieu, une bonté qui ne peut jamais être en contradiction avec la vérité et la justice qui lui est liée.
(…) »

Et contrairement à ce que vous avez écrit, personnellement le peu de chose que j’ai compris du mystère de la rédemption je l’ai compris à partir de l’expérience des saints et des mystiques et non à
partir d’une théologie spéculative. La tradition de l’Eglise nous rapporte des expériences de vie qui ont été comme identifié au Christ jusqu’à dans la chair .Autrement dit ce qu’a vécu le Christ,
certains chrétiens (St François d’Assise , Padre Pio , Marthe robin ,…) ont été appelé à le vivre de nouveau dans leur chair à leur manière bien sûr. Et c’est ainsi que par exemple Marthe Robin
après que Jésus lui ait demandé dans la nuit du 4 décembre 1928 si elle veut être comme lui sur la croix et consentir à souffrir pour la conversion des pécheurs commença à souffrir chaque vendredi
la Passion du CHRIST et reçut aussi les stigmates. Elle restera pendant plus de cinquante ans alitée, sans dormir, sans boire et ne se nourrissant que d’hosties. Et Elle écrira quelque jours après
son Fiat à Jésus : « Plus ma vie sera soumis à Dieu et conforme avec celle du Rédempteur, plus je participerai à l’achèvement de son Œuvre.» Pour reprendre le verset de Paul en l’identifiant à
l’expérience de Marthe Robin ou de François d’Assise on peut dire que « Jésus ne les a pas épargné mais les a livré pour nous tous »


Jacqueline Viltard 17/04/2011 19:10


Merci pour cette belle lettre et belles et heureuses fêtes de Pâques pour vous aussi.
Jacqueline


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